Mardi 29 décembre 2009 2 29 /12 /Déc /2009 08:48

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Au cours de son évolution, le patrimoine génétique et la répartition des allèles (les différents types d'un gène donné) de l'espèce humaine, comme de toute autre, se sont modifiés selon la fameuse règle du "hasard et de la nécessité", dans une adaptation permanente à son environnement.

Parallèlement, son patrimoine mémétique, c'est-à-dire l'ensemble de ses idées, de son savoir, de son savoir-faire, a lui aussi évolué selon des principes darwiniens.

Par les capacités inégalés de son cerveau, résultat de son évolution génétique transmis à son évolution mémétique, l'humain a, sans commune mesure avec aucune autre espèce vivante, joué sur ses propres conditions d'existence, donnant notamment naissance à une surpuissante technique dont on peut se demander si elle n'a pas pris le contrôle de l'espèce.

Un élément en est son alimentation, point crucial de l'impact des mèmes sur nos santés.

Car, vous l'avez compris, nos habitudes alimentaires ont été chamboulées à une telle vitesse depuis quelques générations que notre patrimoine génétique et nos répartitions en allèles n'ont pu suffisamment s'adapter. Et on voit mal comment le gène pourrait rattrapper son retard face à la grande accélération mémético-technique. Sauf à ce que le mème l'emporte génériquement, c'est-à-dire maitrise la fabrication du gène. Hum...

 

Mais reprenons le fil du général au particulier, et intéressons-nous à un élément de notre alimentation, les fameuses graisses oméga 3. Le terme oméga 3 correspond à une formule chimique.

Par le mode de son agriculture et de son élevage, les bêtes broutant de la luzerne qu'elles soient destinées à la viande, au lait ou aux oeufs, l'humain-sédentaire-agriculteur-éleveur qui succédait à l'humain-chasseur-cueilleur consommait en bonne quantité des graisses omega 3, tout au long de son histoire. Il ne le savait pas, ne s'en préoccupait pas, mais la progression de sa connaissance était suffisamment lente pour ne pas le mettre en péril sur ce point là.

Hors, voilà que les bouleversements du XXème siècle ont, entre autres, atteints les modes d'agriculture et d'élevage et plus généralement de culture alimentaire. Parmi les multiples conséquences, la part d'acides gras omega 3 s'est réduite à un niveau dramatiquement bas au regard de nos besoins; la consommation moyenne naviguerait entre 0,10 et 0,60 g/jour selon les études pour des besoins évalués à 3 g. Parmi les multiples conséquences: encrassement des artères, inflammations cellulaires, pertes de capacités cognitives, engraissements. Pas bon pour le cycliste, tout ça. Hum...

 

L'avancement de ces études et leur publication ont bien entendu titillé les oreilles marchandes, et des opportunistes de tout poil se sont empressés de commercialiser des concentrés d'omega 3 sous formes de gélules miracles, parfois accompagnés d'un livre tirant la sonnette d'alarme et orientant le lecteur effrayé vers ce qui est présenté comme l'unique solution.

J'ai lu un tel livre, le plus célèbre en France, et aussi un livre sans attache commerciale, écrit cette fois par des scientifiques. J'ai déduit du premier que l'ami Jésus avait bien raison de virer les marchands du Temple, que les gélules miracles "non merci", et du deuxième que le problème était très sérieux, que dorénavant je mangerai des noix, bonnes, assaisonnerai à l'huile de Colza bio soigneusement choisie, et aussi que le porc et la volaille deviendraient at home des aliments rares et choisis.

 

Mais voilà qu'après quelques temps ma curiosité se porte sur le lin, plus précisément les graines de lin. Plus j'approfondis, plus je comprends que je tiens peut-être là un petit "produit miracle". Cette notion me pose problème, car justement je la fuis depuis toujours, et je n'oublie pas qu'on doit évidemment la nuancer, ici aussi, mais la rejeter serait tout aussi ridicule que la vénérer. Oui, je crois qu'en quantité modéré, les graines de lin n'apportent que du bon. Au jour d'hui.

 

Après quelques ajustements, mon mode de consommation se fixe ainsi: 30 à 40 g par jour (je pèse 90 kg), broyées 2 à 3 secondes au moulin à café (électrique), dans un verre d'eau, au début d'un repas plutôt glucidique. Voilà 2 ans et demi que je m'y tiens.

Tout abus est nocif. Au-dessus de 50 g par jour de graines de lin en régime permanent, les "glucosides cyanogènes" qu'elles contiennent et qui sont transformées par l'organisme en thicyanate (SCN), peuvent se révéler un inhibiteur de l'assimilation de l'iode par la thyroïde et alterer son fonctionnement. L'iode, un sujet à venir sur ce site.

 

Au-delà de sa très forte teneur en omega 3, les graines de lin contiennent également beaucoup de fibres, ce qui présente un évident intérêt pour le transit intestinal (effet garanti!), et un autre pour la réduction de l'index donc de l'impact glycémique dudit repas; charge glucidique = masse de glucides x index glucidique. Attention, si les moudre améliore leur digestabilité, trop les moudre briserait par trop leurs cellules. Enfin, les graisses omega 3 étant très instables, on doit les consommer immédiatement, tout comme on doit garder l'huile de colza au frigo et ne pas laisser la bouteille ouverte.

Les graines de lin existent sous deux formes, blondes et brunes. Résistions aux jeux de mots faciles. La seule différence est que les brunes sont plus chargées en fibres, un peu moins gouteuses si tant est qu'on peut utiliser ce mot (les enfants les acceptent parfois mieux si on ajoute du miel à la mixture). Personnellement, je mélange les deux dans un bocal que je garde au frigo.

 

Notons que l'on sait maintenant qu'un apport normal (i.e. dans les normes de nos besoins) en omega 3 est bénéfique tant en flux qu'en stock, la composition de nos graisses se rééquilibrant avec le temps à des niveaux plus sains.

 

Personnellement, au-delà de perceptions réelles mais dont les causes sont évidemment difficiles à cerner (on ne peut éliminer des effets psychiques, ou une prise de conscience pouvant engendrer d'autres modifications de comportement éventuellement insoupçonnées), j'ai bien noté que mes rares analyses sanguines ont montré une évidence amélioration de mon rapport HDL/LDL et un abaissement de mon taux de triglycérides à un très bon niveau.

 

On trouve des graines de lin bio dans les magasins bio pour environ 2€50 les 500 g.

Il existe des trucs comme ça. A ce prix, je n'en ai personnellement jamais envisagé l'achat.

 

"A chaque fois que les graines de lin entreront dans les habitudes alimentaires d'une population, son état de santé en sera amélioré".  Mahatma Gandhi.

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Montée au Tiefenbachferner lors de notre Grenoble - Vienne de juillet 1990 avec Dominique Rodriguez; sans les sacs laissés en bas, que nous retrouverons pour enchainer par les terribles cols du Timmelsjoch et du Monte Giovo (à 25 et 22 ans, nous nous sentions indestructibles). "Comment des ingénieurs ont-ils pu tracer une route pareille?", dira en substance Jan Ullrich à l'arrivée de l'étape du Tour d'Allemagne 2005 dans laquelle puis lequel il sera devancé par Levi Leipheimer. Deux ans plus tard, Jens Voigt y réussira l'incroyable exploit d'y hisser sa grande carcasse devant tous les grimpeurs survoltés sauf David Lopez Garcia. Certains auront du mal à croire que cette icône du cyclisme propre ait pu réussir pareil exploit avec des ingrédients naturels tels ceux faisant l'objet de cet article.

Par Patrick BERNARD - Publié dans : Mes trucs - Communauté : blog de cyclosport.
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Commentaires

Super article, très intéressant. Je vais regarder de plus près comment consommer un peu plus ces graines de lin!
Commentaire n°1 posté par Sébastien le 29/12/2009 à 11h51
Bravo pour ton blog. C'est intéressant, didactique, intelligent :-) Il y a beaucoup à lire, je reviendrai voir ça.
Je vais peut-être me laisser tenter par les graines de lin. Je suis un bon client, j'approche du demi siècle, je mange mal !
A bientôt !
Commentaire n°2 posté par nikkos le 29/12/2009 à 14h02
Merci Sébastien, merci Nikkos.
Je mange aussi mal, souvent contre la raison et en conscience! Avec cependant l'espoir que me raccrocher à quelques principes peu couteux (mentalement) comme "mes graines de lin au quotidien" amoindrissent les dégâts. A côté de la connaissance nutritionnelle (pour en rester là), il y a le psychisme. On sent tous son omniprésence, mais aussi que gratter pourrait être désagréable, voire dommageable.
Vous venez de me faire penser à une idée d'article sur ma Volcanique 2005 (parcours de 173 km de l'Ardéchoise). J'y donnerai peut-être suite dans quelques temps, auquel cas vous pourriez bien hurler "au fou!".
Nikkos, c'est bien toi qui intervient aussi sur La Flamme Rouge, mais tout de même pas dans ces emmissions télé qui élisent un espoir de la chanson? Bon, "les questions sont rarement indiscrètes, les réponses (jamais obligatoires) le sont parfois".
Réponse de Patrick BERNARD le 30/12/2009 à 09h26
Oui, j'ai laissé quelques commentaires chez LFR, puis j'ai arrêté quand à un moment ça partait un peu en vrille, mais on dirait que le ton est redevenu courtois (l'effet Magie de Noël ? :-) ); J'aime toujours y aller pour les articles de Laurent, mais aussi pour certains commentaires.
En ce moment j'essaie de rouler une heure par semaine autour de Longchamp en essayant de ne pas trop souffrir sur mon vélo. C'est bête, j'aime beaucoup le vélo, mais lui n'aime ni mes cervicales ni mes lombaires.
Pour la petite histoire j'ai pris le départ de l'étape du tour 2008. J'ai mis pied à terre à Ste Marie de Campan, au pied du Tourmalet. C'est ma seule et unique cyclosportive, je n'étais pas du tout prêt, mais c'est un chouette souvenir.
J'ai raconté ma journée sur mon blog : http://paternoster.canalblog.com/archives/2008/07/17/9953090.html
Commentaire n°3 posté par nikkos le 30/12/2009 à 12h50
Mais OUI! les graines de lin dorées ça me parle! Eric en achète très souvent l'été avec des graines de tournesol (depuis que Jeannie nous en avait parlé). Je fais légèrement griller les graines de lin à la poêle et je les ajoute avec des graines de tournesol dans mes salades vertes ou composées et nous nous régalons.
Depuis que nous avons retrouvé nos quartiers d'hiver, j'avais Zapé ces bonnes choses. Comme quoi, c'est bien d'échanger et de rappeler des aliments essentiels que l'on oublie... Si vous avez des recettes je suis preneuse. Moi, perso je n'en ai pas trop. Dans mes archives je dois avoir celle du gâteau Overstim maison. Le véritable gâteau Overstim en poudre est honéreux!
Commentaire n°4 posté par Isabelle le 30/12/2009 à 13h32
Je crains que tu n'en fasses pas bon usage. Il semble en effet que la nature chimique des graisses poly-insaturés (dont font partie les omega 3 très présentes dans les graines de lin) les rendent très instables à l'oxydation et à la chaleur. Ainsi donc les laisser à l'air libre (l'huile de colza, l'huile de noix plus encore, les graines de lin broyées mais pas dans leur coque) ou les chauffer aurait pour effet de favoriser l'intégration naturelle d'atomes d'hydrogène et leur faire perdre leurs qualités, jusqu'à les rendre nocives! L'huile rance, c'est toxique! Notons que les graisses hydrogénées (partiellement ou totalement), dites "trans", par un procédé artificiel sont classées toxiques au Danemark et au Canada. En France, on en est loin puisque leur indication sur les étiquettes n'est pas encore obligatoire (le libre échange s'accomode toujours difficilement de la transparence, et jamais sans l'exercice du rapport de force par les consommateurs). Mais l'information "graisse végétale", ou "graisse de palme", "de palmiste", "de coco" ou même "de colza", qui l'est, cache souvent leur présence. Il faut dire que l'hydrogénation de ces graisses augmente leur viscosité, qualité très recherchée pour les chocolats, biscuits, crèmes liégeoises et autres produits laitiers allégés. Par exemple, trouver des chocolats de Noël sans graisse végétale est une mission devenue proche de l'impossible, surtout au praliné.
Un gâteau Overstim, j'espère que vous allez trouver mieux pour réveilloner, les chanceux de Val d'Isère!
Réponse de Patrick BERNARD le 30/12/2009 à 18h40
Intéressant comme article, merci!
Les graines de lin ne me paraissent pas très appétissantes tout de même. Ca reste un bon tuyau: excellente la combinaison fibres/omégas 3! On doit pouvoir trouver des omégas 3 (et des fibres) en quantité suffisante dans d'autres aliments plus communs comme les légumes verts, mais je ne pense qu'il y ait autant d'omégas 3 dans les haricots verts que dans les graines de lin. Il y en a pas mal dans les poissons aussi, je crois. Mais est-ce vraiment bon pour la santé de manger du poisson? A cause de la pollution des eaux, j'ai des doutes. Sinon, comme tu le dis, il y a les noix, mais petit bémol, elles sont aphtogènes (et elles sont sans doute pauvre en fibres?). Pour les noisettes, je ne sais pas s'il y a des omégas 3.
Bref, je pense que tu as raison de te soucier de l'alimentation. Ce que nous mangeons nous constitue, et c'est essentiel pour notre santé. Par exemple, si nos dirigeants politiques étaient plus sévères en imposant aux industries agro-alimentaires des seuils pour les quantités de sel, les déficits de la sécurité sociale ne seraient pas aussi importants.
Je ne connaissais pas le Tunnelausgang, j'ai bien envie d'aller le voir... 2829m! On m'avait pourtant dit qu'au-dessus de 2802m, il n'y avait pas de goudron en Europe! L'office du Tourisme de Jausiers est-il si puissant?
Commentaire n°5 posté par Matthieu le 31/12/2009 à 19h03
Justement, non, il est bien difficile de trouver des omega 3 dans les légumes, verts ou colorés. Il y a le poisson, mais comme tu dis, hum... On vend des gellules composées d'huile de poisson, et "adjuvants", hum..., procédé de fabrication? hum hum... Je doute que cela t'attire, surtout qu'on vend ce... truc... au prix de l'or fin.
Les noix, oui mais. D'une les noix non bio sont nettoyées à la javel. De deux la contenance en omega 3 varie d'une espèce à l'autre (je crois que la Noix de Grenoble est bien). De trois, leurs acides gras omega 3 se saturent avec le temps et une conservation qui ne serait pas dans un lieu frais (mieux: froid) et sec. Pour l'huile de noix, c'est plus délicat encore (et cher). Je crois quand même qu'avec quelques précautions simples, on peut y aller avec les noix.
Les noisettes, non, pas d'omega 3, malheureusement (j'en suis friand). Un bon aliment tout de même.
L'huile de colza, bio, conservée au frigo et pas ou peu chauffée, c'est sûrement très bien.
Le sel, tu as raison, un réel et gros problème de santé publique.
"Tunnelausgang" signifie "sortie du tunnel". La route part en amont de Sölden pour remonter la vallée de la rivière "Rettenbach". Le revêtement est excellent malgré la terrible pente et le passage de véhicules lourds et puissants lors de la forte saison de ski sur glaciers (novembre, avec même l'ouverture de la coupe du monde, et mai - juin, après c'est de la soupe). Ils sont très forts, les autrichiens, pour les routes. Vers le sommet, il y a une bifurcation. A droite, elle aboutit après 1 km au Rettenbachferner (ferner: le plus loin, ici le bout), au pied d'un glacier équipé en remontées mécaniques, à 2762 m, lieu de l'arrivée des 2 étapes du Tour d'Allemagne et d'une du Tour d'Autriche. A gauche, on entre dans un impressionnant tunnel de 2 km (à 8,5%) sous le glacier, "muré" de tôles, tunnel qui doit certainement "descendre" avec le glacier et peut-être être périodiquement recreusé et restructuré, mais ils sont forts les autrichiens. On en sort là où est prise la photo. Tout y est beau... sauf un gigantesque parking et de grandes infrastructures métalliques pour le ski. Taper Sölden sur salite.ch pour obtenir la deuxième arrivée.
Voilà un bel objectif pour un cyliste excluant la voiture, comme nous l'étions... en 1990. Il s'enchaine sur les grandioses Timmelsjoch et, plus loin, Stelvio.
Réponse de Patrick BERNARD le 01/01/2010 à 07h29
Merci Patrick d'avoir fait une réponse aussi détaillée.
A la fois déçue mais très contente cependant d'être avisée!!!
Déçue d'apprendre que je ne dois plus chauffer mes graines de lin dans une poêle à peine huilée pour qu'elles ne collent pas, mais quitte à essayer de faire des efforts dans mon alimentation je te remercie de toutes ces infos très précieuses!!
Je vois que tes explications sont scientifiques et j'aime ta façon de présenter les choses car tu as l'art de ne pas me faire culpabiliser mais, de me faire davantage réfléchir, à l'avenir, à ce que je vais cuisiner.
J'ai très très mal mangé à une certaine époque. Bien sur, je ne peux que le regretter car je sais que les cochonneries se logent aussi dans les articulations et j'en souffre actuellement. Mais, je suis motivée à faire des efforts et j'y ai même du plaisir. D'autant plus que je sens autour de moi, des personnes qui partagent ce même désir.
Je parle de plus en plus alimentation avec Jeannie lorsque je la rencontre sur les courses de côtes et c'est évident que c'est un élément de base à la construction d'un athlète comme de tout individu d'ailleurs.
Actuellement il fait glacial à Val d'Isère, -13° à l'heure où j'écris, avec un fort vent du nord!!! Et je compense avec du bon reblochon, hum!! Mais loin de moi l'envie de manger du gâteau Overstim. Même le matin avant les courses de vélo je préfère un œuf au plat avec du fromage fondu dessus. Voilà, j'ai tout avoué! Je me suis confessée et donc je me sens déjà plus "légère". C'est vraiment très difficile pour moi, de lever le pied sur le fromage!

A propos du bio, je cueille moi même mes brins de Génépi que je fais macérer dans du marc de Savoie, et je l'offre à mes élèves. Pour moi, c'est beaucoup trop fort. Les gens sont friands de ma potion qui n'est pas conseillée aux cyclistes mais plutôt aux russes qui sont nombreux dans la station actuellement.

Ravie de venir voir les nouveautés sur ton site le soir, de lire les commentaires des autres...
Commentaire n°6 posté par Isabelle le 02/01/2010 à 22h38
Avec Jeannie Longo, tu as à ta disposition une personne qui a beaucoup réfléchi et expérimenté les ingrédients du vélo-santé. A en voir ses performances qui, tout de même, reflètent cette santé au sens fort, on peut avoir confiance.
J'ai rajouté deux liens sur l'article vers le site de DSS, pas ma tasse de thé mais utile, et l'ouvrage cité, qui pourraient t'en dire plus sur les oméga 3, la diététique et la santé. On n'y exclut pas totalement la cuisson des graines de lin et même de sa farine (qu'on obtient en laissant tourner le moulin plus longtemps); à voir. Attention aussi à ne pas abuser de ces graines, j'ai rajouté un mot là-dessus.
On a tous nos pêchés mignon, miséricorde, et laissons-donc les "gâteaux sports" à qui veut se faire arnaquer en payant à prix d'or de la farine de blé associée à du sucre et des graisses hydrogénés, des protéines de lait, des vitamines et minéraux ajoutés, etc... (tu vois, là je culpabilise, comme quoi). Autant se préparer une génoise dans sa cuisine avec trois ingrédients frais, farine, oeufs et sucre, plus un arôme de vanille, fleur d'oranger ou d'amande amère, à moins qu'on préfère le parfumer avec des noisettes broyées, 5 fois moins cher, autrement meilleur et plus sain! Laissons donc ces "gâteaux" pour ne pas s'interdire ce qui nous fait réellement plaisir, le chocolat pour certains, le fromage pour d'autres, et même les deux n'est-ce-pas?
Et gardons à l'esprit que le repas suivant l'entrainement sera mis à profit par l'organisme épuisé, au sens propre, pour reconstituer les stocks. Les glucides doivent y être très présents pour reconstituer le glycogène, et les protéines pour reconstruire les fibres musculaires. Les lipides, elles, feront partie du wagon et iront se loger sous la peaux et autour des muscles et des viscères. On peut donc essayer de reporter la tartiflette.
Le génépi, pour les élèves, adultes, d'un prof de ski, t'en as de la chance. Je n'oserais pas le partager avec mes lycéens!
Réponse de Patrick BERNARD le 03/01/2010 à 08h06
Jeannie s'est beaucoup penchée sur l'alimentation car la médecine chinoise en fait une priorité. Je venais de faire une séance d'accuponcture et ça a été l'occasion de parler des règles d'hygiène alimentaires.
Encore une question: te souviens-tu du nom de la spécialité de poisson que Norbert trouve chez son poissonier à Marseille? Nous en avions dégusté la veille de Prapoutel...
Commentaire n°7 posté par isabelle le 03/01/2010 à 23h02
Oui, je le connais, il y a d'ailleurs deux écritures et deux prononciations légèrement différentes. Fameux, tu l'as dit. Je le laisse répondre, ça sera l'occasion de voir s'il vient sur ce blog!
Ajout le 08/01 à 16h15:
Isabelle, ces oeufs de mulets séchés en un espèce de pain assez salé forment la boutargue ou poutargue. C'est fameux, plein de bonnes protéines, avec quelques bons lipides. Il y des photos sur internet.
Réponse de Patrick BERNARD le 04/01/2010 à 05h40


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