Le 1er mai marque en Autriche l'ouverture de l'extra-ordinaire route du Grossglockner, qui passe deux cols à 2504 m (Hochtor) et 2428 m (Füscher Torl), auxquels s'ajoutent les culs de sac de l'Eddelweiss Spitze à 2577 m et du glacier au Franz-Joseph Höhe à 2369 m.
Les cyclistes autrichiens vont pouvoir s'offrir l'immense plaisir de sa très dure grimpée, grande expérience que j'ai vécu à cinq reprises entre 1988 et 1998.
Dans les Alpes françaises, le premier grand col à ouvrir devrait être le Col d'Allos, sous peu, puis le Mont Cenis, vers le 10 mai. Devraient suivre le Cormet de Roselend et la Croix de Fer la semaine suivante, puis la Madeleine. Pour les Cols à plus de 2500 m, il faudra attendre au moins trois semaines. Ici, le Col de Tourniol et ses 1149 m vient officiellement d'ouvrir. Mais pas encore l'Epine et ses 968 m et le Coq à 1435 m (oui, on passe l'Epine sans problème, mais en cas d'accident, ce sera Gros-jean comme devant...).
Je me souviens d'une remarque d'Alain Virieux, compagnon de mon premier voyage cycliste émerveillé en Autriche, qui disait en substance que ce pays avait quelque chose de communiste, dans le sens du respect du commun, bien et services. Douze ans après mon dernier passage là-bas, la-haut, c'est avec une grande tristesse que je mesure combien le nôtre, de pays, a entrepris de liquider cette notion depuis maintenant de nombreuses années. La violence de la politique de classe qui y sévit depuis 2002, certains diront dès avant, personnellement je vois une rupture en cette année suivie d'une accélération inaugurée lors de la fameuse nuit du Fouquet's, j'allais écrire du bras d'honneur si ostentatoire que nombre ne l'ont même pas remarqué, cette violence qui agit sournoisement par la tactique de la terre brûlée (prendre d'abord pour servir une petite classe déjà très aisée, décréter l'urgence nécessaire des mesures dites douloureuses auprès du reste de la population après), a causé, cause, et causera de nombreuses souffrances. Petites et grandes, et les petites aussi sont respectables.
Après le 1er mai, vient le 2 mai.
Bien que j'ai travaillé pour cela, j'ai la chance de pouvoir m'offrir un ergotrainer à 270 € (pas facilement, et ça me permet de mesurer), le Tacx Flow, que j'ouvre ce jour pour fêter mes 45 ans (j'avais préparé un effet hier, bof). Avant le gâteau et après la tentative avortée du 1er, vient donc un nouveau test PMA pour le 2 de ce joli mois de mai à venir, bien entendu non comparable avec les précédents tests sur le Tacx Bushido pour lequel je suis devenu trop puissant et que je ressortirai l'hiver prochain. Après avoir calibré le Flow à mon vélo (c'est automatique), je me lance.
Non programmable, la contrainte de devoir appuyer sur un bouton pour ajouter 10 W à chaque minute est un peu pesante, surtout vers la fin, mais je m'y fais. Les muscles commencent à s'engorger durant le palier des 510 W, signe que le seuil anaérobique a été franchi, l'acidose se met à diverger. Je connais le phénomène, m'accroche encore une minute en soufflant comme une locomotive arythmique, le résultat est sans appel: 520 W. Je le prends comme "PMA", notation abusive puisque je suis passé en production énergétique anaérobique, mais l'effort maximal est le plus sûr point reproductible. Une conviction, prétentieuse peut-être: ce Tacx Flow donne une mesure de puissance sous-estimée relativement à mon Tacx Bushido. Le résultat noté est le même qu'il y a un mois, ça fera la continuité! Seuls les 200 petits grammes en moins permettent une progression de 0,01 W/kg.
Après-midi, une fenêtre d'une bonne heure s'offre à moi pour compléter l'entrainement dominical, occasion saisie pour un petit chrono sur la Croix de St André. La FC monte bien, les temps intermédiaires sont bons, et le résultat final de 29'17 le confirme, la fatigue de jeudi n'était que passagère. Pas une voiture à la montée, ni à la descente, juste quelques cyclistes dont la Renarde et son Jérôme en vadrouille ardéchoise, laquelle Brigitte m'apporte la nouvelle de mauvaises prévisions météos printanières pour la semaine. Parce que le printemps, c'est aussi la pluie, la fraicheur, le vent.
Poids: 89,8 kg (90,0)
Taux de masse grasse: 17,0 % (17%)
Indice de Ruffier modifié: + 0,7 (F0 = 39, F1 = 68,
F2 = 82, F3 = 69, F4 = 49) (+ 0,1)
PMA: 520 Watts (fc max: 170 p/mn) (520)
PMA / Poids: 5,79 Watts/kg (5,78)
Avec Alain Virieux. On sort d'une grimpée à bloc depuis Heiligenblut.
Avec Dominique Rodriguez et Gilles Carron, août 1998. On vient cette fois du nord, au chrono (avec le sac!) du péage au Füscher Torl. Dans la descente, Dominique fera une belle gamelle sans conséquence, probablement en glissant sur une tâche grasse. On enchainera ensuite par le Staller Sattel.
Décollage sur le Tacx Flow
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Livigno, fin août 1986. C'est parti pour les
Passo d'Eira, du Foscagno, du Gavia, du Mortirolo et du Forcola di Livigno.
La veste ne sera pas gardée longtemps

Invitation au voyage de l'année 2010, que je vous souhaite bonne
Oui, 30% dans un sens, 23% dans l'autre, la route du Hirschbichl est aussi raide que
belle. Interdite aux voitures, elle relie Ramsau en Allemagne (dans le Nationalpark Berchtesgaden) à la Saalachtal en Autriche, sur la route de Zell am See. 1988, avec Alain Virieux. Les 23% passés
avec le sac, les 30% remontés sans le sac (pour le plaisir), sur le vélo. Les voitures derrière sont garées au parking précédant la barrière.
Un sac à dos avec lequel on a beaucoup bourlingué devient un compagnon intime.
Combien de centaines de litres de sueur n'ai-je pas transférer à celui-ci, jusqu'à lui donner une odeur le faisant mien comme le doudou d'un enfant? De nombreuses années après, le revoir en photo
exerce sur moi une nostalgique affection.
Grimpée du Fort du St Eynard, 1er septembre 2007, de droite à
gauche:



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